15.11.14 GROTTE DE TRASSANEL (Minervois,
AUDE)
ville : trassannel
Profondeur
totale : -177metres
PROFONDEUR
ATTEINTE : -177 metres
TEMPS
PASSE SOUS TERRE : 9h30
PERSONNES PRESENTES :
syndie, marie, elsa, nadege, moi
DESCRIPTION
DE LA SORTIE :
C’est
parti pour une spéléo entre filles, youhou !!!
Au
vu du temps de la veille, Nad n’a pas pu faire d’initiation en falaise pour
Marie et Syndie, du coup c’est au premier toboggan de la cavité (nous sommes
entrées par le réseau 2) qu’elle installe un fractio afin de rappeler les
manipulations.
Aujourd’hui l’objectif c’est le niveau 4 donc nous ne visitons pas les belles concrétions
du niveau 2, que chacune d’entre nous connaissons déjà, nous enchaînons directement avec le P90. Elsa est en tête, suivi de Syndie, moi, Marie et
Nadège.
Un
peu d’appréhension pour Syndie et Marie de se mettre dans le vide en haut du puits mais elles le font sans difficulté. Cependant sans initiation la veille
les passages de fractio leur posent des problèmes, certains ont un col de cygne
trop court et pas de pied, ce qui est difficile pour se délonger.
Syndie
consomme beaucoup d’énergie à chaque fractio et, comme je la suis de près pour
valider ses manips, je lui enlève la possibilité de se servir du col de cygne.
N’ayant pas installé sa pédale et avec peu de pied elle galère pour se
délonger, je l’aide à le faire.
Marie
se débrouille plutôt bien même si elle nous dira qu’elle a trouvé certains
passages difficiles.
Nous
arrivons au niveau 4 au bout de 2h30, une pause-déjeuner s’impose, tous nos
ventres gargouillent sauf celui de Nadège.
Puis exercice de dégagement d’équipier pour moi sur Nadège, c’est pas gagné, 15 minutes pour y arriver !!!
Ensuite
nous partons découvrir de belles concrétions durant plusieurs heures, tout brille !
Durant
cette explo nous devons franchir plusieurs toboggans plus ou moins pentus, qui
nous font pousser des cris plus ou moins grands et un qui m’aura presque
tétanisé et fait pleurer ! Satanée peur !
méchant le toboggan !
ouff on est sortie vivante !
Nous
continuons nos découvertes et en sommes émerveillées !
Certaines
escalades de toboggan s’avèrent corsées et nous font partager de bons fous
rires !
Nous
assisterons aussi à une pose « art » pour quelques-unes d’entre
nous :
Après
nous être baladées jusqu’au bout du bout de la rive droite brillance et
majestueuse, nous suivons des balisages pour rejoindre un groupe d’hommes sur
la rive gauche :o).
De
balisage en balisage, nous marchons encore un bon moment dans un univers totalement
différent du précédent : rien ne brille, tout est argileux et gluant, nos
pieds s’enfoncent dans la gadoue, mais les salles sont immenses. Nous faisons
demi-tour lorsque Nadège constate qu’un passage est assez difficile sans
corde : c’est de nouveau un toboggan qui peut se descendre mais dont il
aurait fallu dépenser beaucoup d’énergie pour le remonter sans corde. Et nous
avons déjà beaucoup marché, si bien que personne ne dit rien lorsque nous
rebroussons chemin. Je crois que tout le monde avait son compte !
(Finalement après nous apprendrons que nous y étions presque, ces hommes
creusaient et déblayaient pour trouver une nouvelle salle car ils sentaient de
l’air).
La
marche retour se fit presque en silence, nous étions fatiguées avant même de
remonter !
Arrivées
au pied de la corde pour quitter le niveau 4, c’est moi qui part devant car je
suis censée équiper le premier puits en double, afin d’accélérer la montée.
Arrivée au fractio je me rends compte qu’il n’y a qu’un point (il m’aurait
fallu une plaquette pour bénéficier d’un second point, ou d’une sangle pour
réaliser un amarrage naturel, ce que je n’avais pas) donc pas de doublon de
corde, je continue l’ascension, Syndie me suit. Puis Marie, Elsa, Nadège.
Très
vite j’entends Syndie qui ne va pas bien, elle ne s’était jamais retrouvée en
plein vide, perchée à 40 mètres de haut, et cela l’a impressionné si bien
qu’elle n’arrivait plus à se concentrer pour passer les fractionnements. Malgré
mes conseils je n’arrivais pas à la rassurer, elle pleurait et paniquait. De
plus le pantin lui faisait trop mal au pied car elle n’avait pas de bonnes
chaussures, cela n’arrangeait rien !
Nadège
entendant Syndie vient à son secours et la suivra jusqu’au bout pour la
remettre en confiance. Mais cette dépense d’énergie à paniquer lui coûte cher,
elle est au bout de ses forces.
C’est avec tout son mental et son envie de
« sortir de ce trou de merde » et de ne plus jamais refaire de
spéléo de sa vie « c’est fini c’est la dernière fois que je fais ça »
qu’elle arrivera exténuée en haut du P90 ! Mais Syndie tu peux être fière
de toi tu as été au bout de tes limites !
Quant
’à ma remontée j’ai pu la faire tranquillement et heureusement car je n’étais
pas au plus haut de ma forme avec ma pneumopathie, je m’essoufflais vite. Du
coup, en attendant Syndie, je pouvais me reposer à chaque fractio et c’était
bienvenu !
La
remontée de Marie se passa bien, on l’entendait qui récitait à chaque passage
de fractio toutes les manipulations qu’elle devait faire, c’est ça une spéléo
gendarme ! :o)
Je
pense qu’elle était contente d’arriver en haut au vu de sa tête :
Bravo
Marie tu t’es très bien débrouillée !
Rien
à dire pour la remontée d’Elsa qui est toujours la meilleure de l’équipe, la
plus belle et la plus forte :o) Ah si elle avait quatre hommes au cul lol.
C’est pour ça que tu fais cette tête Elsa ??? :o)
Tout
fini bien pour tout le monde, même si Syndie, de fatigue, ne trouvait pas comment on ouvrait
la porte :o)
On
retrouva un ciel illuminé d’étoile au bout de 9h30 d’explo, la sortie était
magnifique !
On est belle hein ?